A la rencontre plutôt que de conditionner...

 

 

 

Offrir la liberté d'être, de décider par soi-même tout en étant sécurisé, c'est bien le meilleur renforçateur vivant qui puisse exister.

Tout ce que l'animal apprend par lui-même s'inscrit dans ses cellules et lui permet d'évoluer.Et parce qu'il apprend à mieux se connaître, il s'épanouit, tout simplement.

La confiance n'a aucun lien avec le conditionnement artificiel qui est un mécanisme de dépendance (qui peut être utile a un instant T) et non une exploration intime.

La confiance grandit quand on est accueilli tel que l'on est. Avec notre sensibilité et nos mecanismes de defenses selon notre experience du monde.

En agissant de controle, de façonnage, de réprimandes..., nous coupons l'animal de son énergie vitale.

L'animal n'a pas besoin d'être sculpté a notre bon vouloir, il a besoin qu'on le rencontre.

Il a besoin de notre intelligence du coeur.

Il a besoin d'espace et hors du temps.

Il a besoin de bienveillance méditative tout en ayant un besoin crucial du mouvement.

Et il adore philosopher avec l'humain pour peu que celui-ci accepte de l'écouter.

Le travail d'apprentissage avec nos animaux devrait toujours commencer par un temps de retour à soi.

Ces quelques secondes ouvrent à la présence intuitive sur le chemin de l'autonomie.

Cette autonomie ne peut venir que de l'intérieur. En devenant soucieux de l'apprentissage avec pour objectif de parfaire, nous créons encore plus de dépendance à ce besoin d'apprentissage chronique. Nous sommes emportés dans une ronde infernale malgré nous. Il est important d'apprendre à s'arrêter régulièrement au moins quelques secondes pour en prendre conscience.

L'impermanence étant une réalité de l'interdépendance des êtres, il est urgent de sortir du concept d'obéissance au profit du mouvement infini.

Aller à la rencontre de son rythme, de son élan, de sa qualité d'être pour rencontrer l'autre dans son univers unique et s'affranchir de nos croyances.

Revenir à l'instant présent, à l'écoute de notre liberté intérieure et y puiser ce que nous recherchons chez nos animaux : la joie, la sérénité, l'ouverture, la coopération...

Trouver cette autonomie sacrée en soi et au sein de l'interdépendance des êtres nous permet de relativiser. Il n'y a pas d'apprentissage à sens unique. S'entendre et écouter l'animal n'est plus une option aujourd'hui, mais une évolution inévitable pour vivre en harmonie les uns avec la autres...

 

Pour une relation de confiance solide, être authentique avec ce que je suis dans ma globalité sacrée n'est pas une option. En me présentant avec ce que je tente d'incarner, je fait appel à mon égo, et donc, à la confusion avec tout ce que cela peut entrainer. Seulement, et seulement si les 2 entitées sont impécables dans leurs salutations unilatérales, alors l'alchimie créée la joie et la puissance de l'alliance des

Joanna Torres